Abattoir Blues

Abattoir Blues 2020-01-08T15:14:35+00:00

Project Description

Spectacle de rue et salle – comique et satirique. Clown, théâtre d’objet, cirque, magie.

De et avec Luigi Ciotta
Mise en scène Adrian Schvarzstein
Scénographie Yasmin Pochat, Augusta Tibaldeschi
Objets scéniques Yasmin Pochat, Augusta Tibaldeschi
Costumes Roberta Vacchetta
Son et lumières Luca Carbone

Projet gagnant le “Orango Bando 2018” – Cooperativa Italiana Artisti

Prix “Emilio Vassalli 2019” – Circonferenze Festival  – Italie

Abattoir Blues est le dernier spectacle de la «Trilogie de l’Abondance» par  Luigi  Ciotta.  Après  les  gaspillages  alimentaires  (Funky  Pudding 2009) et l’abus de sucre (Sweet Dreams 2014) l’attention du spectateur sera attirée sur un sujet chaud de notre actualité: les mauvais traitements infligés aux animaux dans les élevages intensifs et la relation ambivalente à la viande caractérisée de nos jours par de nouveaux tabous.

Une fois de plus, notre intention n’est pas de pointer du doigt ceux qui mangent de la viande. Le sujet abordé est celui de l’homme et de ses contradictions et faiblesses lorsqu’il s’agit d’affronter les sentiments les plus viscéraux de son âme, de sa partie la plus bestiale, représentée ici par sa relation avec les animaux sur scène.

La réflexion à la base du spectacle porte plutôt sur la dignité des êtres vivants: humains et animaux.

Dans Abattoir Blues, un sort distinct est réservé à chaque animal: un cochon, par exemple, se transforme en fakir avant d’être abattu ou est coupé en morceaux   et recomposé dans une boîte comme dans un des plus classiques numéros de magie. Un lapin resurgit d’un chapeau pour échapper à son destin alors qu’une  poule  obèse  disparaît d’une cage trop petite pour la renfermer.  Un groupe de poulets s’exhibe dans un numéro de trapèze avant de finir sur un crochet et est offert au public dans une version « déjà déplumé », alors que des entrailles d’animaux faites avec des cordes et des nœuds prennent vie dans des exercices d’illusionnisme toujours plus alambiqués.

Le chariot chaotique d’Abattoir Blues, dans lequel ces animaux sont entassés nous ramène bien à la traite des êtres humains qui hier comme aujourd’hui a lieu dans notre monde, un parallélisme symbolique qui rappelle la «marchandisation de la chair» dans sa manifestation la plus rude. Elle s’inspire des barques surchargées d’immigrants qui sillonnent les eaux de la Méditerranée, et le charriot pourrait donc être un Arche de Noé «contemporain» bien qu’il ne sauvera pas ces animaux qui finiront l’un après l’autre à l’abattoir emportés comme par une sorte de roulette russe.

Pour autant que les actions soient rudes et violentes, le spectacle suit toujours   la   dynamique   du contraste, les gestes les plus violents sont délicats et légers, au sein d’une dimension où le sens du toucher sera sûrement un des aspects les plus exploités au cours de sa création.

Le protagoniste du spectacle est un travailleur ordinaire, le larbin d’un abattoir en bleu de travail et bottes en caoutchouc. Une personne aux tendances borderline, seule, qui passe sa vie au milieu d’animaux en toute sorte, vivants et morts. Son travail est aliénant, répétitif et il se prête à la chorégraphie de son mouvement et au jonglage pour exprimer sa tension relationnelle à la vie, suspendue entre gravité et mort. Les animaux, vivants et morts, sont les seuls compagnons de son «action», c’est avec eux qu’ils se rapporte à tout moment, au cœur d’un jeu de projections où la victime et le bourreau voient leurs propres rôles s’inverser progressivement.

Dans Abattoir Blues, il n’y a aucun jugement sur le personnage et ses actions : il suit simplement son instinct de survie, une danse perpétuelle entre les actions à accomplir pour réaliser son métier d’artisan.

Le message est exprimé en termes comiques, grotesques, et surréalistes, suivant les règles du bouffon et du clown. Le spectacle rassemble théâtre de rue, théâtre d’objets, cirque, théâtre corporel et comique dans une dimension où les mots cèdent le pas aux sons, cris et bruits enregistrés et en direct.

Production

lemusichall.com

Fiche technique

  • Spectacle pour la scène et/ou la rue.
  • 1 acteur + 1 technicien
  • Durée: version complète 1h \ version courte 40’
  • Possibilité de plusieurs numéros courts pour variété.
  • Techniques: Clown, Bouffon, Theatre D’Objets, Magie, Music, Lance des Couteau, Pole Dance.
  • Public idéal: à partir de 7 ans
  • Jauge idéal: 150-300
  • Espace scénique: 8m x 8m x 3,5m
  • Lumières aux soins de l’organisation (actuellement éclairage de base).
  • Amplification autonome, si nécessaire
  • Temps de montage: hors scène 3h\ sur scène 20 minutes
  • Temps de démontage: hors scène 2h\ sur scène 15 minutes
  • Sur scène: Une pôle de pole dance auto-portant + un chariot
  • Nécessité d’une loge pour se changer.
  • Nécessité d’un parking pour le camping car.